Après 28 ans de carrière, le duo phare de l’électro française Daft Punk, créé en 1993, a mis fin à sa collaboration. Il a annoncé sa séparation par une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

C’est par une vidéo énigmatique postée sur les réseaux sociaux, sobrement intitulée « Épilogue », que les Français Daft Punk, duo électro le plus célèbre au monde, ont annoncé, lundi 22 février, leur séparation. La vidéo d’un peu plus de huit minutes montre les deux membres, sous leurs traditionnels casques de robots, avancer dans un désert. Mais ils ne marchent plus du même pas et après quelques signes de tête évocateurs, ceux d’un renoncement, l’un finit par enclencher le système d’autodestruction de l’autre, qui se pulvérise.

Une attachée de presse historique du duo a confirmé le clap de fin du tandem formé en 1993 par Thomas Bangalter, 46 ans, et Guy-Manuel de Homem-Christo, 47 ans. Eux qui étaient célèbres pour leur tube « One More Time » (« Encore une fois ») ne feront donc plus jamais de musique ensemble. La fin d’une histoire, c’est humain, après tout – c’est d’ailleurs le nom d’un de leurs albums (« Human After All »). Dire que les rumeurs d’un nouvel album pullulaient cycliquement. Encore récemment, la twittosphère s’enflammait pour dire qu’ils pourraient faire une apparition à la mi-temps du Super Bowl. Mais personne n’avait vu venir la fin. Depuis le tonitruant et abrasif « Homework » (1997), le duo était le plus grand ambassadeur de l’électro française. Un statut indéboulonnable, solidifié avec trois autres opus au succès à chaque fois planétaire, « Discovery » (2001), « Human After All » (2005) et « Random Access Memories » (2013), avec son tube planétaire « Get Lucky », ainsi que des performances scéniques marquantes.

Cela faisait quatorze ans que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, amis depuis le lycée, ne s’étaient plus produits en concerts, sinon pour de très rares apparitions lors de cérémonies télévisées. Une absence qui pouvait relever d’une stratégie du silence médiatique adoptée dès leurs débuts – on ne connaît pas leurs visages, dissimulés sous un casque de robot –, permettant de susciter attentes, fantasmes et envies.

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